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Octavio Paz

Octavio Paz est né à Mixcoac (au Mexique) en 1914. Le style littéraire de ce chantre du perfectionnisme a su rassembler les différentes traditions d¿un héritage pluriel et réunir en une seule voix les intérêts les plus variés. Outre ses poèmes, il rechercha dans d¿autres sphères de la culture des coïncidences et des correspondances aptes à nourrir son ¿uvre en ouvrant de nouveaux espaces à la compréhension du monde. Sa poésie voyage depuis le vide du moi jusqu´à atteindre la plénitude du monde. Ses essais sont une mosaïque constituée de réflexions ponctuelles sur les aspects les plus divers de notre époque. Sa mort, le 19 avril 1998, après une longe maladie, a révélé la perte du poète mexicain par excellence.
Après avoir vécu son enfance dans la bibliothèque de son grand-père, à l´âge de 17 ans il publia son premier poème et fonda la revue Barandal. En 1933, parut son premier recueil de poèmes, appelé Luna silvestre et il fonda la revue Cuadernos del Valle de México. Par la suite il se rendit au Yucatán pour y exercer le métier de professeur d¿école rurale. Peu après il épousa l´écrivain Elena Garro, avec laquelle il  assista au Congrès des Écrivains Antifascistes tenu à Valencia (Espagne), où il fit la connaissance de Pablo Neruda et des intellectuels de la IIème République.
En 1938, de retour au Mexique, il fonda la revue Taller, à laquelle participa le groupe des écrivains espagnols exilés au Mexique. En 1944, grâce à une bourse Guggenheim, il séjourna un an aux Etats-Unis où il découvrit la poésie de langue anglaise. En 1946, il rallia son poste auprès du Service Mexicain des Affaires étrangères et fut envoyé à Paris, où il rencontra André Breton et Albert Camus. Ce séjour marquera définitivement ses idées culturelles et politiques, qui sont de plus en plus éloignées du marxisme, et proches du surréalisme.
En 1950 parut le premier de ses grands essais, El laberinto de la soledad, qui dépeint de façon très personnelle la société et l´idiosyncrasie du peuple mexicain; en 1951, ¿Águila o sol ?, d´influence surréaliste, et en 1956, El arco y la lira, son  effort le plus rigoureux pour créer une poétique. En 1951, il voyagea en Inde -d´où il revint comme ambassadeur de son pays- et un an plus tard au Japon, pays qui ont eu tous les deux une  influence décisive sur son oeuvre. Après son mariage avec Marie-Jose Tramini, il publia les recueils de poèmes Salamandra (1961) et Ladera Este (1962), qui regroupe son ¿uvre écrite en  Inde et qui comprend aussi son deuxième poème long « Blanco ». En 1963, il  reçut le Grand Prix International de Poésie et deux ans plus tard il publia l´essai Cuadrivio (1965). Dans ses textes ultérieurs, il montra grand intérêt pour l´anthropologie, le Japon, l¿Inde, l´art de la Mésoamérique, la politique et l´État contemporains. En 1968, il renonça à son poste  d´ambassadeur en Inde à la suite des évènements de Tlatelolco et en 1971 il fonda au Mexique la revue Plural, dans laquelle collaborèrent certains des écrivains les plus  importants de la génération qui lui succéda.
En 1974 parut El mono gramático, poème en prose où se mêlent réflexions philosophiques, poétiques et amoureuses. La même année,  il publia Los hijos del limo, recueil de poésie moderne, et, en 1975,  Pasado en claro, un ensemble de poèmes réunis l´année suivante dans Vuelta, ouvrage grâce auquel il reçut le Prix de la Critique à Barcelone.
En 1977, Octavio Paz créa Vuelta, revue littéraire qu´il dirigea jusqu´à la fin de sa vie et qui disparut après sa mort. En 1981, il obtint  le Prix Cervantes et, en 1982, il publia Sor Juana Inés de la Cruz o Las trampas de la fe, portrait de s¿ur Juana et de la société mexicaine du XVIIème siècle. Cinq ans plus tard, parut Árbol adentro, son dernier recueil de poésie. En 1990 il se vit décerner le Prix Nobel de Littérature et publia La otra voz y Poesía de fin de siglo, qui rassemble ses dernières réflexions sur le phénomène poétique. En 1993, parut La llama doble : amor y erotismo et, en 1995, Vislumbres de la India.

 

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